Olivier Thomas

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Tag - primaires citoyennes

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lundi 17 octobre 2011

Et maintenant, objectif mai !

Les primaires socialistes s’achèvent et sont incontestablement un grand succès.

Je sais que certains continuent de contester cette méthode qui évidemment dépasse les partis, les chapelles et les appareils. J’ai moi-même, vieil apparatchik formé aux colonnes et aux bâtons, eu du mal au lancement de ce processus à comprendre quel en était et l’intérêt politique et l’efficacité.

Le déroulement de ces primaires a simplement montré que j’avais tort de douter en la capacité de mon Parti à se dépasser d’une part mais aussi en la capacité des citoyens à se déplacer massivement pour une telle occasion.

Gageons que ceux qui vilipendent les primaires aujourd’hui ne sont que des jaloux ou des inquiets, qui ont justement compris qu’un tel processus démocratique allait durablement changer le paysage politique de notre pays. D’ailleurs François Hollande a été désigné par les citoyens de gauche avec une avance confortable, bien que l’essentiel de l’appareil du Parti soit détenu par les amis de Martine Aubry. N’oublions-pas non plus que Ségolène Royal avait été désignée par les militants avec une large avance alors qu’elle n’était pas davantage la candidate de l’appareil que ne l’était d’ailleurs en 1995, Lionel Jospin, qui avait battu Henri Emmanuelli, pourtant 1er secrétaire…

Il y a donc deux réalités. Celle de l’appareil et celle de l’opinion. Et cela ne me choque ni ne me dérange. N’est-ce pas là au contraire salutaire que cette complémentarité existe ? N’est-ce pas préférable à un système où le chef du Parti est aussi le chef du pays ?

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mardi 11 octobre 2011

Primaires…

N’en déplaise à tous les pisse-froid, dont les candidats, la plupart du temps, s’auto-désignent, dans des simulacres de démocratie interne de Partis qu’ils ont construits autour de leur seule personnalité, ces premières primaires citoyennes sont un incontestable succès.

Succès par la participation forte des français et ceux qui se gargarisent des sondages pour y trouver un semblant de légitimité devraient observer qu’aucun sondage ne s’est jamais réalisé sur un échantillon de 2,5 millions de personnes !

Succès dans l’organisation, car nombreux étaient les observateurs guettant le moindre petit dérapage pour pouvoir aussitôt crier à la fraude ou pousser des cris d’orfraie à l’idée que les socialistes organisateurs puissent en profiter pour se constituer un fichier.

Succès par l’ambiance, car nous avons tenu ces bureaux de vote avec sourire et conviction et tous rassemblés autour d’une seule certitude, c’est que le 16 octobre au soir nous serions tous unis derrière le ou la candidate ainsi désigné(e).

Il y aura donc un avant et un après, mais ces primaires modifient considérablement la structure même de la vie politique française. D’abord parce qu’il s’agit d’un dépassement des Partis. Depuis 1993, avec les Etats-généraux de Lyon, j’entends parler de dépasser le Parti, d’élargissement aux sympathisants et d’associations citoyennes. Force est de constater que ces primaires ouvrent enfin la porte à de nombreux citoyens, qui n’ont pas spécialement, voire pas du tout, envie de rejoindre un parti politique, mais qui ont leur mot à dire dans la conduite de notre pays.

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jeudi 6 octobre 2011

A dimanche !

Hier, je croise un vieux copain dans la rue et on commence à deviser tranquillement de choses et d'autres…

Les enfants, les vacances, les poids lourds qui empruntent trop la RN446, l’été indien…

Et puis, je ne sais plus trop comment, il en vient à me dire tout le mal qu’il pense de Sarkozy et notamment de sa politique de santé, puisqu’il bosse dans un hôpital…

Et je lui réponds que je n’étais pas très étonné qu’un ultra-libéral fasse une politique ultra-libérale et que dès mai 2007, je savais à quoi m’attendre !

Il me répond : « c’est vrai, mais quand-même on aurait pas imaginé que ce soit aussi grave, il avait aussi dit qu’on aurait des heures supplémentaires et aussi davantage de pouvoir d’achat… »

Comprenant qu’il glisse doucement vers un état de déception-regret, je lui demande s’il avait voté pour lui aux dernières présidentielles et il me répond :

« Non ! j’ai pas voté du tout ! mais cette fois je vais aller voter à tes primaires pour qu’on arrive à le mettre dehors ! »

Je lui réponds : « ce ne sont pas mes primaires… mais les nôtres ! ça concerne tout le monde la façon dont notre pays doit être gouverné et surtout pour quel programme ! »

« A dimanche alors !  C’est à quelle heure ? »

« C’est de 9h à 19h et il faut que tu donnes un euro et que tu signes une déclaration qui dit que tu te reconnais dans les valeurs de la gauche et de la République… »

« No souci »

« A dimanche ! »

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