Olivier Thomas

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Tag - présidentielles

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mercredi 2 mai 2012

C’est maintenant ! Refermons la parenthèse Sarkozy !

L’heure n’est plus aux états d’âme.

Nous voici désormais face à notre destin collectif et davantage encore, pour les plus jeunes parmi nous.

Dimanche, c’est un vote massif qui doit s’exprimer en faveur de François Hollande.

Le choix est chaque jour de plus en plus clair.

D’un côté un Président sortant qui se livre de façon éhontée aux pires discours et mains tendues vers les idéologies extrêmes.

De l’autre un candidat qui chaque jour prône le rassemblement plutôt que la discorde, et la justice sociale plutôt que le creusement des fossés entre français.

Imaginez une seconde que Nicolas Sarkozy soit réélu.

Toutes les digues ont sauté.

N’étant constitutionnellement pas candidat à un 3ème mandat, plus rien ne le retiendra sur la pente du libéralisme extrême et notre pays sera voué aux pires affrontements, dans un contexte de crise internationale. Tous les ferments du pire sont réunis pour que hélas l’histoire hoquète et prépare l’ascension de Marine Le Pen pour 2017.

Notre vote Hollande a donc dimanche 3 significations :

D’abord exprimer une volonté de changement réel et de justice sociale. Une volonté de partage des richesses qui sont nombreuses dans notre pays, une volonté de replacer l’éducation et l’avenir au cœur de notre projet collectif, une volonté de ne plus opposer les français les uns aux autres selon leurs origines, leurs religions, leur classe sociale, le fait qu’ils travaillent ou non, les jeunes et les anciens, les PME aux grandes entreprises…

Ensuite mettre un terme à cette parenthèse Sarkozy qui a affaibli la République et ses valeurs fondamentales de laïcité (chanoine de Latran), de liberté (Hadopi), d’égalité (santé à deux vitesses) et de fraternité (vrais et faux travailleurs).

Enfin ce vote doit créer un choc salutaire à notre pays et à l’Europe entière pour dire Non au règne de la finance. François Hollande, je le connais, tiendra ses 60 engagements.

Ensemble, retrouvons le chemin de la France qui rassemble, qui produit, qui avance et qui partage, et tournons le dos aux discours extrémistes, à la division, à la haine et à la peur.

Le changement c’est dimanche !

jeudi 26 avril 2012

Sur un air d’Opéra…

Il est une série télé que j'aime bien: « Lie to me ». Cal Lightman en est le personnage principal, et dirige une agence qui propose ses services pour détecter aux faits, gestes et intonations, le niveau de sincérité d'un homme politique, d'un présumé criminel, etc…

Je ne prétends pas avoir le millième du don et de la connaissance attribuée à ce personnage de fiction. Et à vrai dire, nul besoin n’est de posséder ce don, lorsqu'on se penche sur la campagne électorale de cet entre-deux-tours.

Le président sortant nous avait habitué a faire preuve d'un extraordinaire aplomb pour énoncer contrevérités et approximations, il se surpasse assurément depuis dimanche soir, capable de nier ses propres paroles furent-elles tenues sciemment quelques heures auparavant devant les cameras : « vrai travail », « le Pen dans la République » et j'en passe…

Mais le mensonge qu'il a le plus de mal à dissimuler, c'est celui qui consiste à faire croire encore en ses chances. Et que dire de ses proches ?

De NKM, qui n'a plus d’autre recours que d'appeler « François Hollande et Ségolène Royal à se parler », à Lionel Luca surnommant « rottweiler » la compagne du candidat PS avant d'ajouter « Et c'est pas sympa pour le chien, ça»,  pas besoin d'avoir un thèse en psychologie pour deviner que dans la panique générale, les éléments de langage policés et les masques de respectabilité ont été oubliés au profit du visage de la haine et du mépris. 

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mercredi 25 avril 2012

Le 6 mai, formons une vague républicaine !

Nous sommes entrés dans la campagne de second tour.

Pour la première fois dans la Vème République un Président sortant, candidat à sa propre succession, vient de recevoir un cinglant désaveu démocratique en n’arrivant pas en tête du 1er tour des Présidentielles.

Bien sûr je me réjouis que François Hollande, que je soutiens depuis les primaires, avec détermination et conviction parce que son programme me semble juste, arrive en tête de ce 1er tour.

Mais tout de même, cette victoire me laisse un goût amer…

Le score élevé de la candidate du Front National, ce dimanche 22 avril, avec 6400000 voix, soit près d’1 million de voix supplémentaires à la somme des voix obtenues au premier tour de 2002, ce fameux 21 avril, par Jean-Marie Le Pen (4804713 voix) et Bruno Mégret (673026 voix), même si il y a 6 millions de votants supplémentaires, m’empêche définitivement de me réjouir.

Pire que tout, je n’arrive pas à me résoudre au fait que la candidate du FN soit arrivée en tête du vote des ouvriers et même, réalise 19% des voix chez les 18-24 ans.

Evidemment, certains m’objecteront qu’il ne s’agit que de sondages et il est à la mode, ces temps-ci, de fustiger les sondeurs, les analystes et les observateurs, c’est même devenu le sport N°1 de Sarkozy, qui tente de se victimiser et d’apparaître comme le pauvre Caliméro médiatique face aux méchants observateurs et journalistes.

Ce petit jeu de rôle de Nicolas Sarkozy ne dupe personne. Rappelons tout de même que c’est lui qui a choisi durant 5 ans les journalistes qui auraient l’insigne honneur de l’interviewer, sans parler des nominations des patrons des chaines publiques…

Bientôt il parviendra à nous faire croire que Le Figaro, propriété de son ami Dassault, dirigé par Mougeotte est un filiale de ROUGE et que Jean-Pierre Pernaut est un ami personnel de Philippe Poutou…

Non ! Cette fois, les sondages ne ce sont que très peu trompés. Les derniers sondages (ceux qui prennent donc en compte le maximum de votes déterminés) donnaient tous dans l’ordre l’arrivée des candidats. 

Quant à leurs scores, la comparaison de la moyenne des derniers sondages et les scores réels obtenus ce 22 avril, permet de tirer quelques enseignements.

Les écarts sont, en réalité, assez faibles entre les sondages de la dernière semaine et les votes. Par ailleurs tous les sondages de la dernière semaine annonçaient l’ordre des candidats sorti des urnes.

La comparaison fine entre sondages et votes laisse apparaître clairement que seuls 3 candidats étaient mieux lotis dans les sondages que dans les urnes. Jean-Luc Mélenchon (2,9 points d’écart), François Bayrou (0,87 points d’écart), et Nicolas Dupont-Aignan (0,21 points d’écart).

Comment se sont répartis ces 3,98 points manquants dans les scores de ces 3 candidats ?

Il y a fort à parier qu’il y a eu une petit effet « vote utile » dans l’isoloir et qu’ainsi Nicolas Sarkozy (qui réalise 1,18 points de plus que dans les sondages) a récupéré les voix qui ne se sont pas portées sur Bayrou et Dupont-Aignan.

Quant aux 2,9 points perdus de Mélenchon, seuls 0,63 sont allé vers un « vote utile » Hollande. Et les 2,3 autres points se sont répartis sur Marine Le Pen (+1,9), Poutou et Joly. Les déterminations de dernière minute sont donc plutôt vers le FN, à moins que lors des sondages une part (faible) de l’électorat FN hésitait encore à avouer leur vote.

Nous voyons donc ici, que contrairement à ce que prétend Nicolas Sarkozy, les « sondeurs » et les « observateurs » ne se sont pas trompés.

Je regrette, pour ma part, que Jean-Luc Mélenchon, qui a porté le fer avec courage et détermination n’ait pas devancé Marine Le Pen. Mais il a ouvert une voie, celle de l’opposition frontale au FN et de la reconquête, qui doit être une exigence pour toute la gauche, de l’électorat populaire et ouvrier malgré les railleries de certains bien-pensants, par la force de la pédagogie et par les actes de justice sociale.

Doit-on en conclure que ce sont les électeurs qui se sont trompés ?

Evidemment non !

Le peuple ne se trompe pas dans une démocratie. Mais il peut être trompé !

Trompé par des faux discours, des postures, des promesses non tenues…

Trompé par l’attitude d’un Président indigne qui a davantage divisé que rassemblé ces 5 dernières années…

Trompé par toutes ces compromissions, allant du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale, à la condamnation du Ministre de l’intérieur, en passant par les entorses répétées à la laïcité, ouvrant ainsi des brèches vers les pires errements communautaristes…

Trompé par cette politique économique qui protège les très riches et sacrifient les plus démunis sur l’autel du pole emploi…

Ce n’est pas le peuple qui s’est trompé, c’est Nicolas Sarkozy qui a sacrifié l’unité de la Nation, pour son petit intérêt personnel.

Que restera-t-il du mandat de ce triste président ? Cette nuit au Fouquet’s, le million de chômeurs supplémentaire, son coûteux avion, son refus de voir respecté le vote des français sur l’Europe, son "casse-toi pov’con" ?…

Tout cela sûrement… mais avec en plus cette terrible phrase d’hier à Longjumeau, où pour la première fois un Président de la République a osé signifié que l’extrême droite était compatible avec la République !

La honte n’est pas sur les électeurs du Front National et surtout les 19% des jeunes qui, par ignorance, ou aveuglement, ont accordé leur voix à ce discours d’exclusion maquillé sous les nouveaux atours de ce parti.

La honte est définitivement sur Nicolas Sarkozy et ceux qui l’ont applaudi à Longjumeau, ici, en Essonne, lorsqu’il a adoubé, devant Nathalie Kosciusko-Morizet, silencieuse, Marine Le Pen, la qualifiant de compatible avec les valeurs de la République.

Lorsque cette digue-là est rompue par le Président, lui même garant de notre constitution et de ces valeurs, alors, il n’est plus le Président !

Il n’est que le trop petit chef d’un parti essoufflé, créé pour sa seule ascension et voué à disparaître avec lui le 6 mai !

Que la vague républicaine l’emporte, lui et ses soutiens !

Dimanche 6 mai, je voterai François Hollande, avec conviction et détermination.

D’abord parce que son programme est celui dont nous avons besoin pour redonner à notre pays le sens de l’égalité et de la justice sociale.

Mais aussi parce que le vote massif pour François Hollande mettra enfin un terme à cette terrible parenthèse Sarkozyste dans laquelle les valeurs fondamentales de notre pays se sont délitées et que nous devons vite refermer.

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