Olivier Thomas

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lundi 14 mai 2012

Gentille réponse à Mme Kosciusko-Morizet !

Vous me connaissez, je suis quelqu’un de gentil. Je trouve même que c’est une qualité d’être gentil et suis toujours peiné lorsque j’entends dire de quelqu’un : « il est bien gentil… » sous-entendant que c’est un crétin, car la gentillesse se fait de plus en plus rare et je ne crois pas pour ma part que la méchanceté gratuite soit une grande qualité.

Ce dimanche matin, comme souvent, je me trouvais au Marché de Limours-en-Hurepoix avec des camarades distribuant un tract de remerciement pour cette belle victoire de François Hollande.

Des jeunes UMP, que personne ne connaît dans le secteur, car ils ont visiblement été réquisitionnés dans un autre département, tant la situation de leur passionaria leur semble fragile, étaient là aussi en force et distribuaient un petit document intitulé « Une Députée libre, pour faire entendre votre voix ».

Machinalement je glissai ce document dans ma poche de veste, car il fait mauvais genre pour un candidat socialiste de se balader sur un marché avec un tract UMP à la main…

Ce n’est donc que le soir, en vidant mes poches que je retrouvai ce petit document, qui, il faut bien le dire, pèse son poids de cacahuètes…

Un bien étrange document

Je passe sur la couverture du document qui ne comporte que le portrait de Mme Kosciusko-Morizet. Son regard nostalgique et triste semble scruter l’horizon infini de la mer qui figurait sur les affiches de l’ex-Président-Candidat. 

Je passe aussi sur le verso de ce document, qui ne comporte que des informations administratives, sur l’adresse de la permanence ou les modalités de dons déductibles des impôts, outre la photo, égarée, dans ce bordereau de soutien financier, du Président du comité de soutien.

J’en viens au contenu intérieur de ce petit document qui, je l’avoue, m’a quelque peu étonné.

D’abord la grande photo en haut à gauche a bien été positionnée à Gauche… puisqu’on y voit Madame Kosciusko-Morizet en compagnie d’une maire-adjointe socialiste de Saulx-les Chartreux, s’adressant à un autre de mes soutiens… Étrange méthode que d’utiliser sans leur autorisation des photos de personnalités qui ne vous soutiennent pas ! 

Que n’aurais-je entendu si j’avais fait figurer sur un de mes documents un adjoint UMP de la circonscription ?

Soit Mme Kosciusko-Morizet ne possédait pas d’autre photo de contact avec les citoyens, ce que l’on ne peut croire,

Soit ses communicants connaissent très peu la circonscription et leurs élus, et NKM est trop occupée pour vérifier les tracts locaux,

Soit c’est volontairement qu’elle a choisi de les faire figurer à se cotés, en signe d’ouverture, méthode qui a tant réussi à l’ex-Président. Si c’est le cas, la méthode est déplacée et n’est pas encline à être qualifiée de « politique autrement ».

Mais quittons des yeux cette photo pour nous attarder sur le texte.

Il est tout aussi édifiant.

Une députée libérée ? 

On apprend que Mme Kosciusko-Morizet est une députée libre !

Ce n'est pas très aimable pour ses collègues de la majorité sortante.

Bien étrange titre qui sonne comme une affirmation, comme un besoin d’affranchissement, comme un aveu, comme un ouf de soulagement !

Peut-être eut-il même fallu écrire « une députée libérée », tant l’on entend le soupir dans cette affirmation. Oui libérée, comme les français d’ailleurs, du poids de Nicolas Sarkozy. Comme cela a dû être dur d’avaler ces tonnes de couleuvres durant cette campagne droitisante, lorsqu’on est porte-parole d’un homme dont la parole, justement, dérape.

Comme cela a dû être dur d’être assise au premier rang des soutiens à Longjumeau, dans la ville, dont Mme Kosciusko-Morizet est actuellement maire, lorsque Sarkozy y déclara Marine Le Pen « compatible avec la République », pour celle qui, il y a quelque mois, écumait les plateaux de télévisions pour son livre joliment intitulé « le front antinational », dont l’objet était justement, de démontrer l’incompatibilité du FN avec les valeurs de la République.

On peut donc comprendre que la défaite de Nicolas Sarkozy ait libéré Mme Kosciusko-Morizet de cette indigeste absorption de couleuvres.

Sous ce titre vient ensuite une démonstration d’une mauvaise foi crasse, qui affirme que les socialistes gèrent le Sénat et la quasi-totalité des régions avec leurs alliés d'extrême-gauche. 

Ah ? il y aurait donc des sénateurs d’extrême-gauche ? Et on ne les aurait pas repérés ! C’est Poutou et Arthaud qui vont être ravis d’apprendre que le Palais du Luxembourg grouille d’élus de leurs partis et qui plus est à leur insu et alliés au PS, (de quoi agiter leurs congrès respectifs !). A moins que Mme Kosciusko-Morizet ait repéré dans les rangs de l’UMP (sûrement pas son ami Serge Dassault tout de même…) de dangereux agitateurs infiltrés comme durant la guerre froide ? Si tel était le cas, il faut rapidement nous livrer les noms de ces agents doubles…

De même dans les conseils régionaux, personne n’a jamais remarqué la présence de membres de partis d’extrême-gauche, à moins que ce soit comme cela que Mme Kosciusko-Morizet qualifie les écologistes qui siègent à nos cotés, ce qui serait, convenons-en là encore, une révélation... Il est vrai que Mme Kosciusko, n’ayant que très peu fréquenté le Conseil régional lorsqu’elle y était élue, n’a pas pu se rendre compte elle-même de l’absence totale de l’extrême gauche dans cette assemblée…

La ficelle est tout de même un peu grosse d'essayer ainsi de dédouaner Sarkozy, et une grande partie de l'UMP de la tentation de séduction du Front National, en évoquant l'extrême gauche alliée du PS… Cela sent les éléments de langage élaborés bien loin de notre circonscription. 

La mémoire courte

Puis ce petit document dénonce la gestion socialiste du département de l’Essonne qui serait donc, selon Mme Kosciusko-Morizet mal géré depuis 14 ans… 

Il est vrai que lorsque son parti gérait le département sous la présidence de son ami, M. Dugoin, le Conseil général était bien mieux géré. Chacun s’en souvient, tant la presse parlait régulièrement de l’excellente gestion de l’Essonne, au point de construire des équipements sportifs pour des épreuves n’existant pas, d’affréter un hélicoptère pour tenter d’effacer le scandale du rapport de la femme de M. Tibéri et de finir en dérobant petitement du vin dans la cave départementale…

Les essonniens ont pu apprécier la bonne gestion de l’UMP, à tel point qu’ils reconduisent et renforcent scrutin cantonal après scrutin cantonal la majorité socialiste départementale...

Quant à affirmer également dans ce document que le RER C et la RN20 ne sont pas la priorité des socialistes ! Quel souffle ! Il faut en avoir du culot pour oublier que l’Etat UMP n’a aménagé, ni entretenu ni l’un ni l’autre durant des décennies pour finir par les refiler aux collectivités sans aucun moyens de les gérer. Rappelons tout de même que Mme Kosciusko-Morizet était il y a peu Ministre des transports et qu’à ce titre elle aurait pu soit par sa tutelle sur la SNCF, soit comme responsable des routes, agir sur ces dossiers ! Non, rien n’a été fait hormis quelques annonces, quelques promesses, et quelques grenelles, mais de concret, nenni, peau de balle ! 

A se demander à quoi cela a servi de se livrer à toutes les compromissions durant la campagne présidentielle, pour essayer, coûte que coûte, de garder le pouvoir, si celui-ci ne permet de rien changer et que seuls les pouvoirs locaux sont responsables de ce qui ne va pas... A se demander pourquoi elle se désintéresse autant de ses mandats locaux, municipal et intercommunal, si c'est là que réside le véritable pouvoir... à se demander si Mme Kosciusko-Morizet s’est aperçu que 80% des communes de notre circonscription étaient tenues par la Droite…

Un bilan de principes

La page suivante tente bien d'y répondre et se veut un bilan de son action nationale et locale de Députée et de Ministre. Cela fait froid dans le dos. Jugez plutôt :

En 10 ans dit-elle : la charte pour l’environnement et le Grenelle. Deux textes qui resteront hélas comme des vœux pieux, psalmodiant l’environnement et la préservation de la planète sans jamais en concrétiser la moindre action, deux textes joliment enterrés par l’UMP avec les déclarations de Nicolas Sarkozy « l’Ecologie, ça commence à bien faire », le renoncement sur la taxe carbone, les engagements non tenus de réductions de gaz à effet de serre, les dangereuses autorisations d’exploitation des gaz de schiste, les cadeaux à Cofiroute pour la prolongation d’exploitation de l’autoroute la plus juteuse de France, l’A10 dans notre circonscription, et les exemples sont hélas légion…

Reste, tout de même, (quand je vous dis que je suis trop gentil…) le plafonnement des frais bancaires qui a été tardivement mis en place après un amendement de Mme Kosciusko-Morizet et qui concerne les surendettés, mais qui ne s'est pas attaqué sur le fond aux méthodes des organismes de crédit. 

Quant au bilan des dossiers locaux : je vous laisse également juges :

Après avoir dit que le RER C ne fonctionnait pas et que c’était la faute de la Région, Mme Kosciusko-Morizet nous dit avoir mis 370 millions d’€ sur ce dossier : c’est donc bien que cette rénovation dépend de l’Etat et du Ministère des transports qu’elle occupait ! Que ne l’a-t-elle fait plus tôt ? la rénovation de ces RER attend depuis 24 ans que cette circonscription est tenue par la droite !

L’A10 hélas toujours payante !

Mme Kosciusko-Morizet nous déclare que les bouchons sur la RN20 ne sont plus une fatalité !!! Formidable ! Nous sommes ravis de l’apprendre. Voici 10 ans donc qu’elle est députée de cette circonscription et que ces bouchons sur la RN20 empirent et nous apprenons dans son bilan que ce n’est plus une fatalité ! Les usagers qui, comme moi, l’empruntent chaque jour, constatent hélas que les camions y sont toujours plus nombreux, car ils sortent à Artenay, pour ne pas payer le seul tronçon d’autoroute payant d’Île-de-France. Rappelons tout de même que Mme  Kosciusko-Morizet et son gouvernement ont prolongé l’exploitation de ce tronçon à la société Cofiroute (filiale de Vinci). Pour en savoir plus je vous conseille vivement ce site : http://a10gratuite.free.fr

Et le quotidien, c’est nous qui le supportons sur cette RN20, nous qui savons le prix du ticket de métro et ne bénéficions pas de chauffeurs avec gyrophares ou d’appartement boulevard St Germain, comme Sarkozy l’a lui-même dénoncé à Longjumeau…

On apprend également dans ce bilan, je cite « que l’école doit assurer l’égalité des chances pour tous » ! Drôle de bilan, en forme, là encore, de déclaration de principe. Chaque parent d’élève confronté aux fermetures de classes dans notre circonscription et aux taux d’encadrement des enfants revus à la hausse ces 10 dernières années, appréciera cette déclaration totalement déphasée de la réalité des suppressions de postes par le gouvernement auquel Mme Kosciusko-Morizet appartenait il y a encore quelques semaines.

Sécurité : des emplois virtuels

Il en va de même pour la Sécurité. Des dizaines de postes sont non pourvus dans nos commissariats et gendarmeries. La supercherie a consisté pour ce gouvernement à afficher des postes budgétaires mais à ne pas les pourvoir. Les agents sont virtuellement présents mais, vous comme moi constatons qu’ils ne sont pas sur le terrain et que leurs collègues pallient ses absences. Mme Kosciusko-Morizet qui fut Ministre du numérique a probablement inventé durant ce mandat, la sécurité virtuelle… Nous lui préférons la police de proximité !

On nous parle également de soutien au commerce de proximité… je vous en laisse juge une fois encore et vous invite à compter dans la rue François Mitterrand qui est la rue la plus commerçante de notre circonscription, le nombre de commerces fermés et ceux qui périclitent.

Le reste est à l’avenant… Un cadre de vie préservé de l’urbanisation massive, il vous suffit de compter les projets de lotissements horizontaux dans les villes tenus par l’UMP, dont je vous laisse deviner les noms…

Et puis en conclusion, Mme Kosciusko-Morizet nous avoue que tous ces combats (lesquels ???) elle les mène pour nous !

La vérité est que notre circonscription a un Député de Droite depuis bientôt 24 ans et que nous aussi nous aspirons à l’alternance et au changement, car leur bilan, même lorsqu’ils sont Ministres, est loin d’être parlant !

La vérité est que le bilan de Mme Kosciusko-Morizet est comme celui de M. Sarkozy ! 

Il tient en deux lignes car il n’est composé que d’annonces et de promesses non tenues !

Elle n’a durant ces 5 dernières années pas siégé à l’Assemblée-Nationale comme Députée, puisqu’elle était Ministre et le travail de son suppléant y a été tellement discret qu'elle se garde d'en parler.

Nous avons besoin d’un Député de terrain, qui participe activement à  mettre en œuvre le changement que les Français appellent de leurs voeux, 

Nous avons besoin de faire avancer nos dossiers et pas la carrière de Mme Kosciusko…

Nous avons besoin, nous aussi, après 24 longues années de Députés de Droite, d’une alternance dans notre circonscription.

Mais je n’en dis pas plus, car comme vous le savez, je suis quelqu’un de gentil…

jeudi 26 avril 2012

Sur un air d’Opéra…

Il est une série télé que j'aime bien: « Lie to me ». Cal Lightman en est le personnage principal, et dirige une agence qui propose ses services pour détecter aux faits, gestes et intonations, le niveau de sincérité d'un homme politique, d'un présumé criminel, etc…

Je ne prétends pas avoir le millième du don et de la connaissance attribuée à ce personnage de fiction. Et à vrai dire, nul besoin n’est de posséder ce don, lorsqu'on se penche sur la campagne électorale de cet entre-deux-tours.

Le président sortant nous avait habitué a faire preuve d'un extraordinaire aplomb pour énoncer contrevérités et approximations, il se surpasse assurément depuis dimanche soir, capable de nier ses propres paroles furent-elles tenues sciemment quelques heures auparavant devant les cameras : « vrai travail », « le Pen dans la République » et j'en passe…

Mais le mensonge qu'il a le plus de mal à dissimuler, c'est celui qui consiste à faire croire encore en ses chances. Et que dire de ses proches ?

De NKM, qui n'a plus d’autre recours que d'appeler « François Hollande et Ségolène Royal à se parler », à Lionel Luca surnommant « rottweiler » la compagne du candidat PS avant d'ajouter « Et c'est pas sympa pour le chien, ça»,  pas besoin d'avoir un thèse en psychologie pour deviner que dans la panique générale, les éléments de langage policés et les masques de respectabilité ont été oubliés au profit du visage de la haine et du mépris. 

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mercredi 25 avril 2012

Le 6 mai, formons une vague républicaine !

Nous sommes entrés dans la campagne de second tour.

Pour la première fois dans la Vème République un Président sortant, candidat à sa propre succession, vient de recevoir un cinglant désaveu démocratique en n’arrivant pas en tête du 1er tour des Présidentielles.

Bien sûr je me réjouis que François Hollande, que je soutiens depuis les primaires, avec détermination et conviction parce que son programme me semble juste, arrive en tête de ce 1er tour.

Mais tout de même, cette victoire me laisse un goût amer…

Le score élevé de la candidate du Front National, ce dimanche 22 avril, avec 6400000 voix, soit près d’1 million de voix supplémentaires à la somme des voix obtenues au premier tour de 2002, ce fameux 21 avril, par Jean-Marie Le Pen (4804713 voix) et Bruno Mégret (673026 voix), même si il y a 6 millions de votants supplémentaires, m’empêche définitivement de me réjouir.

Pire que tout, je n’arrive pas à me résoudre au fait que la candidate du FN soit arrivée en tête du vote des ouvriers et même, réalise 19% des voix chez les 18-24 ans.

Evidemment, certains m’objecteront qu’il ne s’agit que de sondages et il est à la mode, ces temps-ci, de fustiger les sondeurs, les analystes et les observateurs, c’est même devenu le sport N°1 de Sarkozy, qui tente de se victimiser et d’apparaître comme le pauvre Caliméro médiatique face aux méchants observateurs et journalistes.

Ce petit jeu de rôle de Nicolas Sarkozy ne dupe personne. Rappelons tout de même que c’est lui qui a choisi durant 5 ans les journalistes qui auraient l’insigne honneur de l’interviewer, sans parler des nominations des patrons des chaines publiques…

Bientôt il parviendra à nous faire croire que Le Figaro, propriété de son ami Dassault, dirigé par Mougeotte est un filiale de ROUGE et que Jean-Pierre Pernaut est un ami personnel de Philippe Poutou…

Non ! Cette fois, les sondages ne ce sont que très peu trompés. Les derniers sondages (ceux qui prennent donc en compte le maximum de votes déterminés) donnaient tous dans l’ordre l’arrivée des candidats. 

Quant à leurs scores, la comparaison de la moyenne des derniers sondages et les scores réels obtenus ce 22 avril, permet de tirer quelques enseignements.

Les écarts sont, en réalité, assez faibles entre les sondages de la dernière semaine et les votes. Par ailleurs tous les sondages de la dernière semaine annonçaient l’ordre des candidats sorti des urnes.

La comparaison fine entre sondages et votes laisse apparaître clairement que seuls 3 candidats étaient mieux lotis dans les sondages que dans les urnes. Jean-Luc Mélenchon (2,9 points d’écart), François Bayrou (0,87 points d’écart), et Nicolas Dupont-Aignan (0,21 points d’écart).

Comment se sont répartis ces 3,98 points manquants dans les scores de ces 3 candidats ?

Il y a fort à parier qu’il y a eu une petit effet « vote utile » dans l’isoloir et qu’ainsi Nicolas Sarkozy (qui réalise 1,18 points de plus que dans les sondages) a récupéré les voix qui ne se sont pas portées sur Bayrou et Dupont-Aignan.

Quant aux 2,9 points perdus de Mélenchon, seuls 0,63 sont allé vers un « vote utile » Hollande. Et les 2,3 autres points se sont répartis sur Marine Le Pen (+1,9), Poutou et Joly. Les déterminations de dernière minute sont donc plutôt vers le FN, à moins que lors des sondages une part (faible) de l’électorat FN hésitait encore à avouer leur vote.

Nous voyons donc ici, que contrairement à ce que prétend Nicolas Sarkozy, les « sondeurs » et les « observateurs » ne se sont pas trompés.

Je regrette, pour ma part, que Jean-Luc Mélenchon, qui a porté le fer avec courage et détermination n’ait pas devancé Marine Le Pen. Mais il a ouvert une voie, celle de l’opposition frontale au FN et de la reconquête, qui doit être une exigence pour toute la gauche, de l’électorat populaire et ouvrier malgré les railleries de certains bien-pensants, par la force de la pédagogie et par les actes de justice sociale.

Doit-on en conclure que ce sont les électeurs qui se sont trompés ?

Evidemment non !

Le peuple ne se trompe pas dans une démocratie. Mais il peut être trompé !

Trompé par des faux discours, des postures, des promesses non tenues…

Trompé par l’attitude d’un Président indigne qui a davantage divisé que rassemblé ces 5 dernières années…

Trompé par toutes ces compromissions, allant du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale, à la condamnation du Ministre de l’intérieur, en passant par les entorses répétées à la laïcité, ouvrant ainsi des brèches vers les pires errements communautaristes…

Trompé par cette politique économique qui protège les très riches et sacrifient les plus démunis sur l’autel du pole emploi…

Ce n’est pas le peuple qui s’est trompé, c’est Nicolas Sarkozy qui a sacrifié l’unité de la Nation, pour son petit intérêt personnel.

Que restera-t-il du mandat de ce triste président ? Cette nuit au Fouquet’s, le million de chômeurs supplémentaire, son coûteux avion, son refus de voir respecté le vote des français sur l’Europe, son "casse-toi pov’con" ?…

Tout cela sûrement… mais avec en plus cette terrible phrase d’hier à Longjumeau, où pour la première fois un Président de la République a osé signifié que l’extrême droite était compatible avec la République !

La honte n’est pas sur les électeurs du Front National et surtout les 19% des jeunes qui, par ignorance, ou aveuglement, ont accordé leur voix à ce discours d’exclusion maquillé sous les nouveaux atours de ce parti.

La honte est définitivement sur Nicolas Sarkozy et ceux qui l’ont applaudi à Longjumeau, ici, en Essonne, lorsqu’il a adoubé, devant Nathalie Kosciusko-Morizet, silencieuse, Marine Le Pen, la qualifiant de compatible avec les valeurs de la République.

Lorsque cette digue-là est rompue par le Président, lui même garant de notre constitution et de ces valeurs, alors, il n’est plus le Président !

Il n’est que le trop petit chef d’un parti essoufflé, créé pour sa seule ascension et voué à disparaître avec lui le 6 mai !

Que la vague républicaine l’emporte, lui et ses soutiens !

Dimanche 6 mai, je voterai François Hollande, avec conviction et détermination.

D’abord parce que son programme est celui dont nous avons besoin pour redonner à notre pays le sens de l’égalité et de la justice sociale.

Mais aussi parce que le vote massif pour François Hollande mettra enfin un terme à cette terrible parenthèse Sarkozyste dans laquelle les valeurs fondamentales de notre pays se sont délitées et que nous devons vite refermer.

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