Les
primaires socialistes s’achèvent et sont incontestablement un grand
succès.
Je sais que certains continuent de contester cette méthode qui évidemment dépasse les partis, les chapelles et les appareils. J’ai moi-même, vieil apparatchik formé aux colonnes et aux bâtons, eu du mal au lancement de ce processus à comprendre quel en était et l’intérêt politique et l’efficacité.
Le déroulement de ces primaires a simplement montré que j’avais tort de douter en la capacité de mon Parti à se dépasser d’une part mais aussi en la capacité des citoyens à se déplacer massivement pour une telle occasion.
Gageons que ceux qui vilipendent les primaires aujourd’hui ne sont que des jaloux ou des inquiets, qui ont justement compris qu’un tel processus démocratique allait durablement changer le paysage politique de notre pays. D’ailleurs François Hollande a été désigné par les citoyens de gauche avec une avance confortable, bien que l’essentiel de l’appareil du Parti soit détenu par les amis de Martine Aubry. N’oublions-pas non plus que Ségolène Royal avait été désignée par les militants avec une large avance alors qu’elle n’était pas davantage la candidate de l’appareil que ne l’était d’ailleurs en 1995, Lionel Jospin, qui avait battu Henri Emmanuelli, pourtant 1er secrétaire…
Il y a donc deux réalités. Celle de l’appareil et celle de l’opinion. Et cela ne me choque ni ne me dérange. N’est-ce pas là au contraire salutaire que cette complémentarité existe ? N’est-ce pas préférable à un système où le chef du Parti est aussi le chef du pays ?
Madame,
Mademoiselle, Monsieur,
