8) Je garantirai l’épargne populaire par une rémunération du livret A supérieure à l’inflation...
Par Olivier le samedi 4 février 2012, 09:10 - Les 60 engagements de François Hollande commentés par Olivier Thomas - Lien permanent
...et tenant compte de l’évolution de la croissance. Pour baisser les frais bancaires, une loi plafonnera le coût des services facturés par les banques. Pour lutter contre le surendettement, le crédit à la consommation sera encadré.
La
France est un pays riche en épargne (cf.
proposition N°1) et cette épargne ne provient pas uniquement des français
les plus riches. Il existe dans notre pays une réelle épargne populaire, sous
forme notamment des livrets d’épargne qui alimentent la Caisse des Dépôts et
doit donc être utilisée pour les PME et l’économie réelle. Il serait également
productif d’autoriser cette même caisse des dépôts à financer les
investissements publics (de l’Etat et des collectivités) à des taux très bas.
De même pourquoi la Banque Centrale Européenne ne pourrait-elle financer cette
Caisse des dépôts (en absence de consensus sur le financement direct des états
membres) pour que l’Etat puisse à son tour renégocier sa dette publique à des
taux proches de zéro. Voilà qui clarifierait la question des créanciers de
l’Etat et qui créerait une économie substantielle de plusieurs milliards
d’euros dans les caisses publiques.
Mais je m’égare sur le rôle de la Caisse des Dépôts… revenons à l’épargne populaire. Il nous faudra mieux rétribuer cette épargne populaire. Plafonnée, elle évite la grande spéculation. En la plaçant au dessus de l’inflation et en en corrigeant le taux au fil de la croissance, cela permet de mieux rétribuer les efforts des plus modestes. Ces sommes ne sont pas gelées puisqu’elles alimentent l’économie réelle via la Caisse des dépôts et que lorsqu’elles sont utilisées, elles le sont pour des projets directement investis dans l’économie (achat de voiture, travaux, consommation…).
De plus il nous faut également mettre un terme à la jungle des frais bancaires qui fait que nombre des clients ne s’y retrouvent plus. En encadrant ces frais cela évitera des abus des banques, souvent au détriment des moins fortunés.
Nous devons aussi, après la loi Néiertz, relancer un encadrement strict des crédits à la consommation qui encouragent au surendettement et sont une cause majeure dans notre pays d’appauvrissement et de situations dramatiques.
Je ne sais plus qui disait : ne nous soumet pas à la tentation et délivre nous du mal… mais en tous cas cette formule s’applique parfaitement au secteur du crédit à la consommation. La publicité pour ces organismes devrait être totalement prohibée et un organisme national de contrôle devrait être mis en place pour empêcher les cumuls abusifs de ces crédits et les taux exorbitants pratiqués.

