- investir massivement dans les secteurs d’avenir, favoriser la conversion écologique de l’industrie, structurer des filières stratégiques. Les impératifs environnementaux et la demande des puissances émergentes doivent permettre de faire valoir l’excellence de nos entreprises et de nos centres de recherche dans plusieurs domaines-clés : les énergies décarbonées (éolien notamment marin, biomasse, photovoltaïque), les mobilités du futur, qu’elles soient « réelles » (automobile, logistique, aéronautique, espace) ou virtuelles (télécommunications, numérique), la chimie-biologie-santé (nouveaux médicaments, médecine régénératrice, ingénierie tissulaire), l’agro-alimentaire et les dérivés industriels de l’agriculture (matériaux bio-sources pour l’isolation et l’éco-conception), la gestion et la maîtrise des risques naturels et technologiques, mais aussi le tourisme. Un effort particulier sera porté sur le financement de démonstrateurs et de prototypes.
- prévenir et réparer les dégâts humains et territoriaux de la désindustrialisation. En permettant les prises de participation au capital des entreprises en difficulté conjoncturelle mais viables à long terme ou dont le secteur d’activité est stratégique. En facilitant la réindustrialisassions des sites et bassins d’emploi frappés par les fermetures ou les délocalisations d’entreprises. En revalorisant l’image sociale des métiers industriels.
Les fonds accordés seront conditionnés : plan de maintien ou de création d’emplois, encadrement des dividendes, excellence environnementale (réduction des .missions de CO2) et sociale (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), mis en place de réseau de collaborations entre donneurs d’ordres et sous-traitants.
Les PME, premières sources de l’emploi en France, seront au cœur de notre stratégie économique. Au sein de la Banque publique d’investissement, nous créerons une agence des TPE/PME de moins de 20 salariés, qu’elles soient agricoles, industrielles ou de services, y compris dans le secteur de l’artisanat. En lien permanent avec les régions et les agglomérations, ses missions consisteront à les guider dans leurs démarches administratives (assistance juridique, fiscale et comptable, veille technologique sur les opportunités de marchés), à leur permettre de réaliser un « diagnostic innovation » afin de transformer leur potentialités en activités, à leur faciliter l’aide au financement, au recrutement et à l’export, mais également à favoriser la prolongation des délais d’échéances de contributions fiscales et sociales en cas de baisse d’activité, à renforcer le lien avec les universités pour l’embauche de docteurs. » 
C’est justement parce que nous voulons relancer l’économie que cette proposition arrive en premier dans notre programme, comme une première étape que nous devons accomplir pour recréer une dynamique vertueuse et une reprise de l’emploi.
Les PME sont notre première richesse. Un atout oublié par le gouvernement actuel qui les a davantage fiscalisées que les grandes et très grandes entreprises.
Et pourtant, mon expérience de terrain, comme Maire, mais aussi comme Conseiller régional d’Ile-de-France me permet de souligner l’attente forte des PME. Notre système bancaire privé aujourd’hui est trop timoré pour répondre aux sollicitations des entreprises innovantes. Les arcanes complexes des démarches de financement des innovations font que bien des chefs d’entreprises se découragent de lancer de nouveaux projets.
Il y a par exemple à Marcoussis, une entreprise très innovante qui développe des nouvelles méthodes technologiques à forte valeur ajoutée et qui a créé de nombreux emplois de proximité. Le chef d’entreprise dynamique de cette société m’a plusieurs fois alerté sur les difficultés, malgré des résultats florissants, à mobiliser de nouveaux fonds pour innover encore.
Une banque publique permettra ce guichet unique tant attendu, mais aussi d’orienter les fonds vers l’action, la ré-industrialisation, la création, plutôt que vers la finance.
Créer ce lien organique entre les collectivités les plus proches du terrain économique c’est à dire les communes, les agglomérations et les régions et les réseaux d’entreprises, sans oublier les représentations consulaires est une attente forte des acteurs économiques.
Il ne s’agit pas, comme les caricaturistes de droite le prétendent, de planifier l’économie par la puissance publique, mais bel et bien de trouver des réponses adaptées, simples et rapides aux velléités fortes de développement.
Le caractère public de cette banque permet de dé corréler ses résultats du monde de la finance et d’objectifs d’actionnaires. C’est un besoin fort.
L’ancrage sur les territoires permet également de replacer la question de l’emploi au cœur des préoccupations économiques.
Les filières de l’économie sociale et solidaire pourront également par ce biais trouver un interlocuteur qui intègre leurs problématiques. Nous avons à Marcoussis la chance d’avoir un chantier d’insertion par le maraîchage bio qui souhaite innover et se lancer dans la conserverie de légumes. Cette Banque publique est un maillon important de soutien à ce type de projet exemplaire.
La région Ile-de-France, souvent pionnière, vous le savez, a déjà, sous forme de test, créé des programmes d’actions de soutien aux projets innovants avec des résultats dynamiques et encourageants. La région Poitou-Charente s’est aussi investie dans la filière écologique, ce qui a permis la création d’emplois nouveaux.
Loin d’une vision archaïque de notre économie uniquement dépendante de la bourse et de ses fluctuations et des oukases du MEDEF totalement inféodé aux plus grandes entreprises multinationales, nous proposons une réelle alternative économique basée sur notre savoir faire, sur les réseaux et les tissus locaux.
Cette banque publique a pour objectif d’être le relais de ce tissu et de fournir ce petit plus dont les PME manquent pour innover, exporter et prendre des risques.

J’ajoute (ceux qui me connaissent le comprendront) que notre agriculture a également grandement besoin de cet outil d’investissement. Notre tissu agricole est composé de PME. Il est aujourd’hui très difficile de trouver des partenaires pour s’investir dans ce domaine, pour innover, pour relancer une exploitation, pour se lancer dans une conversion ou dans de nouvelles pratiques diversifiées et de proximité. Je connais des agriculteurs sur Marcoussis ou sur le plateau de Saclay, qui souhaitent diversifier leur production, se lancer dans les circuits court, passer à l’agriculture raisonnée, des agriculteurs amoureux de leur métier mais désemparés par les difficultés des montages de dossiers et des suivis bancaires. Cet outil leur sera précieux.

Cette banque publique sera un partenaire important pour le soutienne et le maintien de nos entreprises agricoles, qui en ont bien besoin, matraquées qu’elles sont par les réglementations européennes, par les contraintes écologiques parfois inapplicables, par les difficultés à trouver du foncier exploitable et par les endettements colossaux générés par l’abandon des agriculteurs par l’équipe Sarkozy, qui n’a su à chaque crise forte, que répondre par la jungle du marché.

Demain, je vous parlerai de la proposition N°2