29/09/2009

Il n'y a qu'une seule gauche !

Personnellement, bien qu'assez inspiré par la gastronomie, je ne connais pas de recette miracle pour parvenir à changer notre société, la rendre plus juste, plus équilibrée, plus respectueuse de la planète et de TOUS ses habitants...

Je ne connais qu'une méthode, celle du travail !

C'est donc à tous ceux qui aspirent à un autre monde que je m'adresse.

Les petites querelles entre amis me lassent !

Les guerres incessantes entre les diverses tendances de la gauche m'ennuient !

Si tous ces braves gens passaient autant de temps et d'énergie à réfléchir en commun pour apporter des solutions aux problèmes que nous traversons et surtout... surtout à produire une ligne politique claire, pour construire une alternative à cette dérive libéralo-financière, qu'ils en passent à se lancer des phrases assassines et à savoir qui doit être le mieux placé sur la ligne de départ, nous n'en serions pas là.

Je ne crache pas dans la soupe. Je suis depuis plus de vingt ans engagé dans la vie politique par passion, par envie de changer les choses et répondre aux attentes de mes concitoyens, simplement.

Seul le travail et surtout le travail en commun, nous permettra de sortir de cet engluement médiatique dans lequel la presse nous consigne.

Certes il s'agit de s'opposer à Nicolas Sarkozy, qui déstructure un peu plus chaque jour, jusque dans ses fondements même, le système républicain. Et les exemples pleuvent... privatisation de La Poste, financement des écoles privées dans les villes voisines, casse des financements des collectivités locales, casse de la commande publique locale qui entraînera une aggravation de la crise, casse du système de sécurité sociale, taxation des accidentés du travail, taxation des salariés qui utilisent leurs voitures (souvent par obligation) sous prétexte d'écologie, cadeaux fiscaux à ses amis du grand capital, casse des grandes entreprises publiques, casse des règles de retraite, casse de l'Education par des milliers de suppressions de poste, la liste est trop longue et s'allonge tous les jours !

Son action est double :

Primo une sur-communication sur des sujets divers en fonction des sentiments de l'opinion. Il envoie souvent des ballons sondes (comme les déclarations de Frédéric Lefèvre, voire de François Fillon...) puis ajuste le tir en fonction des sondages et des réactions, pour apparaître à tout moment comme celui qui détient le pouvoir. Que ce soit sur le plan national ou international la méthode est toujours la même.

Ainsi par exemple le gouvernement dans une cacophonie souvent organisée annonce un prix, un tarif, une taxe (exemple l'augmentation de l'énergie) et Sarkozy met la deuxième couche souvent un peu à la baisse pour prouver qu'il est le sauveur, mais l'augmentation existe tout de même !

Au niveau international, sa stratégie est la même, il occupe le terrain médiatique pour faire croire que c'est lui qui trouve les solutions et guide le monde. Ainsi, il a lui-même trouvé la solution à l'Europe en ré-écrivant un autre traité (tout aussi libéral que le premier), il fait de belles déclarations de principe sur le terrorisme mais négocie avec les preneurs d'otage créant ainsi des précédents dangereux.

Tout cela est la partie visible de l'iceberg, mais le fond de son projet est de laisser la France au bout de dix ans de mandat présidentiel dans un système totalement libéral inspiré des Etats-Unis. Ainsi il supprime des prérogatives aux collectivités et à l'Etat lui-même en les confiant au secteur marchand. L'énergie est en passe de devenir totalement privée. L'éducation sera bientôt une valeur marchande. Les grosses entreprises amies du Président construisent des prisons et des universités en PPP (Partenariat-Public-Privé) et les contribuables paient double (une fois par l'impôt et une deuxième fois par la location). Il privatise La Poste qui appartient à tous les français qui ont contribué à son essor depuis des lustres sans pour autant baisser les impôts des plus démunis. Il casse l'hôpital et la santé publique pour les livrer au secteur privé.

Toutes les actions du gouvernement aux ordres du Président n'obéissent qu'à une règle, celle du libéralisme outrancier : donner tous les pouvoirs aux grandes entreprises souvent au détriment des PME qui sont étranglés lorsqu'ils sont sous-traitants.

Sa gestion est calamiteuse : la dette n'a jamais été aussi forte, le chômage est en réalité (si on compte tous ceux qui sont exclus des statistiques) à près de 20% de la population active : 1 personne sur 5 !!! les comptes sociaux sont au plus bas (rappelons que sous le gouvernement Jospin, trop souvent décrié, la Sécu était excédentaire !!!) les impôts vont augmenter car la suppression de la Taxe Professionnelle entraînera la création de nouvelles taxes sur les ménages, et ce n'est pas fini ! Si la crise financière est passagèrement (jusqu'à la prochaine puisque rien n'a été modifié sur le fond) oubliée, la crise économique se durcit et les licenciements pleuvent !

Et pourtant...

Et pourtant cela ne suffit pas !

Non il ne suffit pas de dénoncer les errements de Sarkozy et sa casse organisée de l'exception française.

Il nous faut travailler à un nouveau programme commun élaboré sur la base de principes simples !

la France est un pays riche ! la vraie question est la répartition de ses richesses. Aujourd'hui, comme jamais, l'essentiel de la richesse nationale est détenue par une poignée d'hommes et de femmes. Les écarts de revenus battent tous les records.

Nous devons revoir entièrement la fiscalité pour rétablir des impôts justes !

la France est un pays ingénieux grâce, notamment, à son système éducatif (aujourd'hui fragilisé) Nous devons relancer une réelle politique industrielle assise sur les PME et protégées par une taxe protectionniste aux frontières européennes. Une politique économique ne peut être concentrée dans le secteur des services sous le seul prétexte que ceux-ci ne peuvent être tous redéployés à l'étranger.

La France est un pays où le secteur public joue un rôle fondamental d'égalité entre les citoyens et de garantie de services fondamentaux (éducation, santé, communication, énergie, sécurité...) qui ne peuvent être livrés au secteur marchand. Nous devons refaire de ces acteurs publics des acteurs de la qualité de la vie dans notre pays. Le lien social que faisaient les facteurs autrefois, lorsqu'on ne les harcelait pas d'objectifs financiers, n'était pas quantifiable mais remplissait un rôle majeur pour les personnes isolées.

Tout cela est possible ! C'est la volonté politique de rassemblement qui nous fait défaut.

Je me fous de savoir aujourd'hui qui sera candidat aux prochaines présidentielles face à une Sarkozy qui a su, sans se poser de questions existentielles, rassembler la droite jusqu'à De Villiers.

Ce qui m'importe c'est de construire le programme commun de tous ceux qui veulent que cela change pour une société plus juste.

J'étais dans les Landes ce week-end aux universités d'automne d'Un Monde d'Avance, lieu de rencontres et de débats. Près de 1500 militants, adhérents ou non de partis politiques étaient présents pour réfléchir ensemble, participer à des débats et des tables rondes. Toutes les organisations de gauche étaient là et il était édifiant de mesurer à quel point il y avait des convergences fortes entre nous et à quel point les problématiques d'ego empêchaient ce nécessaire rassemblement.

Car il n'y a qu'une gauche et une seule gauche. Car il n'y a qu'un peuple de gauche et pas deux !

Jean-Luc Mélenchon pour qui je garde une grande affection personnelle pour l'avoir loyalement accompagné durant 20 ans, se fourvoie gravement en affirmant qu'il y a deux gauches hermétiques l'une à l'autre. Ce discours est un lent poison pour tous ceux qui aspirent à une société meilleure. Ce discours ne correspond qu'à une conjoncture, à une petite fenêtre par laquelle Jean-Luc voudrait passer pour être le candidat de la toute la gauche non-socialiste aux prochaines présidentielles, car il se trouve lui aussi hélas rattrapé par la société du spectacle et le syndrome de la Vème République qui fait que toute personne atteint d'une certaine popularité se croit être le recours personnel et l'homme providentiel.

Il n'est pas de sauveur suprême, Jean-Luc. Pas même toi ! et j'enrage que tu participes dorénavant à l'émiettement de la gauche bien loin des préceptes de François Mitterrand.

Les récentes élections partielles en France ne sont pas si éclairantes qu'on le croit sur la situation politique du pays !

D'abord parce que ce sont des partielles et que par définition elles revêtent deux caractéristiques majeures : une faible participation, car la médiatisation des échéances est moins grande que lors de scrutins nationaux, et surtout des spécificités locales.

Souvent, s'il y a partielle, c'est qu'il y a un conflit fort, un recours, une contestation, qui génèrent des réactions, des candidatures, des stratégies de campagne exacerbées.

Ainsi je pourrais longuement expliquer la partielle législative des Yvelines où hélas la candidate des Verts perd de 5 voix face à l'UMP. La division de la gauche au premier tour et les enjeux écologiques du secteur ont naturellement porté cette candidate au second tour. Une candidate bien implantée, qui connaît bien sa circonscription et y fait un réel travail. C'est la leçon du travail... mais de là à dire que partout en France ce résultat se reproduira, je n'y crois guère. A Corbeil les Verts font 7% et le PS 20 !

A Argenteuil, de nombreuses raisons locales expliquent aussi clairement le résultat. A Limours c'est le caractère rural du canton qui donne une prime au sortant, prime aux notables, tout cela fragilisant les candidatures de renouvellement.

A Corbeil, c'est le travail de réseau accompli depuis plus de 10 ans par les amis de Bruno Piriou qui paie et heureusement la droite de Dassault recule de 10 points et la gauche rassemblée a une chance de l'emporter dimanche. Au passage je note que certains qui prônent partout le non-rassemblement avec le Parti Socialiste ne tiennent pas le même discours lorsqu'ils ont besoin des voix du PS du premier tour. C'est à dire qu'il seraient d'accord pour fusionner les listes avec le PS à la seule condition que ce dernier, qu'ils ne cessent de diaboliser, se trouve derrière eux !

Quant à la situation allemande, dont on nous explique qu'elle préfigure la situation française, les exégètes de la vie politique outre-Rhin auront compris qu'elle n'est pas comparable avec la nôtre.

En effet, en France l'extrême gauche existe et réalise depuis toujours un score aux présidentielles, ce qui n'est pas le cas en Allemagne.

A l'inverse, il n'y a pas en France un réseau d'anciens dirigeants communistes comme on peut en trouver dans les Lands de l'ancienne RDA.

En France le Parti Socialiste n'est pas entré au gouvernement pour gérer le pays avec l'UMP comme l'a fait le SPD avec la CDU.

Et surtout, l'Allemagne est une république fédérale parlementaire et les usages de vote sont très différents de chez nous.

Enfin, étant de gauche depuis toujours, j'ai du mal à me réjouir des élections allemandes qui ont vu la victoire de l'alliance CDU-FDP, comme si on se réjouissait en France de la victoire d'une alliance Bayrou-Sarkozy. Car la gauche a perdu et le peuple allemand aura à en souffrir en ces périodes de crise qui les frappe presqu'aussi durement que nous (leur industrie est plus solide).

Non, je ne me réjouis pas parce qu'une fraction de la gauche a grignoté des électeurs d'une autre fraction dès lors qu'ensemble ils ont perdu !

L'heure n'est plus aux querelles et à la balkanisation de la gauche. L'heure est au travail en commun, sur des propositions concrètes et sur une ligne claire : celle de la socialisation et du partage des gains de production, celle d'un Etat fort, celle d'une révolution écologique porteuse d'avenir et d'emplois, celle qui redonne espoir en la capacité de notre beau pays à rebondir et à ouvrir à nouveau le chemin du partage !

enfin !!!!! au travail !!! tous ensemble à gauche sans exclusive ! :-)

Ecrit par : Pantelic | mardi, 29 septembre 2009

Synthèse éclairante et engagée ! merci Olivier !

Ecrit par : Djordjevic Ljubomir | mardi, 29 septembre 2009

ah oui !!!

il est effectivement temps d'élire des idées et non des Hommes dans ce pays. Et les quelques brebis galeuses devront rentrer dans le rang de la gauche ou finir comme celle de Mr Seguin. Je ne suis, effectivement, pas moins énervé que toi de voir que l'un verse dans la social-démocratie, pendant que l'autre tape sur ses amis pour leur piquer 1 petit %. D'autres guerres identiques sont au détriment du patient, celle-là l'est au détriment des français ; qui ne sont pas dupes pour le coup.

L'Allemagne c'est une autre histoire, l'équivalent du PS n'y existe plus, tout comme en Italie et en Espagne (et attendons de voir le Portugal). Si bien que pour moi, Die Lincke ne prend pas des voix au SPD, mais les récupère naturellement. Tout comme pour le front de gauche, si d'aventure le PS s'acoquinait avec le MoDem (qui n'a toujours pas l'ADSL, sans parler de la fibre).

La plus grande force contre Sarkozy c'est l'union de la gauche, et c'est évidemment pour cela qu'il met un point d'orgue à la démanteler. Il est tout de même ahurissant de voir un président pour qui plus personne n'a voté, un président si bas dans les sondages et un président qui va être réélu. J'hallucine, il n'y a pas d'autre mot. J'hallucine de voir à quel point la belle idée de la gauche est bouffée par les appétits personnels.

Tu as raison, travaillons, expliquons, proposons ; les français ne sont pas dupes !

Ecrit par : alexandre | mardi, 29 septembre 2009 

Cher Olivier,

Tu consacres le Travail à Gauche ... je t'en sais Gré .

S'il était possible de parler de Géométrie & de Génération à Gauche , alors il serait &/ou sera possible qu'un de nos aînés représente duement les idées que tu défends avec beaucoup de constance & de conviction . Je voterai ce 1er oct pour celui qui précisément défendra , lui-aussi cet Engagement qui est le TIEN .

Ecrit par : Franck Bizouarn | mardi, 29 septembre 2009

Tu poses les mauvaises questions, la seule question à ce poser est Le PS est il encore de gauche (je ne demande même pas si il est encore socialiste).

Malheuresment il est pourri par les sociaux démocrates qui y ont fait leur nid. Tu sembles totalement passer à côté du message de Jean Luc, il a raison un PS alié au modem qui aurait refusé de changer la vie en renvoyant le socialisme aux 'archaïques' est effectivement incompatible avec la révolution par les urnes.

Tu comprendras rapidement que sa démarche est salutaire pour la gauche, le PG en quelques mois va réussir l'impossible union de la gauche autour Dun programme socialiste réformiste.

Les primaires et la sociales démocratie du Ps 'modernisée' tueront à coup sur ce que nous avons réussi a sauvegarder du mouvement ouvrier.

Ecrit par : Tenshu | mardi, 29 septembre 2009

Merci Olivier pour ce "papier" en effet seul le travail pourra mener à quelque chose, surement pas les querelles et discours à petites phrases. Oui, la seule solution pour battre Sarkozy est le travail et le rassemblement de LA Gauche. Je nous souhaite bon courage et bon vote pour le 1er octobre. Amitiés socialiste

Ecrit par : Xavier (Bondoufle) | mardi, 29 septembre 2009

Merci Olivier pour ce texte sur la situation politique, au sein de laquelle ton positionnement rappelle ce qui structure ton engagement.

Ainsi, au-delà de ce que tu peux dire et que je signe des deux mains, j'ai plaisir à rappeler, puisque nous travaillons ensemble, ton sens du collectif et ta capacité de travail.

Car au-delà des mots, qui sont à la portée de tous les lettrés, il y a les actes. Et il faut te compter parmi ceux qui sont capables de réflexion, mais aussi d'actions concrètes et cohérentes avec celle-ci.

A Marcoussis, bien sûr, notre élection de 2008 et ses 72% ont démontré la pertinence d'une action collective efficiente à laquelle tu as apporté tout ton travail et les initiatives qui anticipent sur un développement harmonieux de la commune et de ses services.

A la Région Île de France, ton travail sur le SDRIF, les espaces verts, les événements et la politique culturelle font de toi un conseiller régional qui a mis les mains dans le cambouis et peut se prévaloir d'un bilan et de nombreuses initiatives collectivement reprises.

J'avais envie de rappeler tout ça parce que nous souffrons parfois de certains donneurs de leçons, notamment dans le contexte actuel. Concentrons-nous au moins sur ceux qui sont en réelle capacité d'en donner.

Ecrit par : Yvan | mercredi, 30 septembre 2009

Pas d'accord avec toi. Des socialistes ont accepté des postes au gouvernement et un autre par le moindre Claude Evin accepte un poste proposé par Sarko.

Partout la social-démocratie que vous soutenez s'effondre.

C'est facile de dire que le PG est la cause.

La cause est la ligne politique que vous avez choisi.

N'oubliez pas notamment que le commencement de la privatisation de la poste a été faîte sous un gouvernement de la gauche, comme le commencement de la casse de l'Education nationale... Des erreurs tout le monde en commet certes. Mais ayons le courage de le reconnaître et de changer.

Au sein du PS, ce n'était plus possible c'est pour cela que nous en sommes partis.

Les différents résultats même si en France, il y a de l'abstention, montre que les français attendent de la gauche, qu'elle soit anti capitaliste, écocolgique, sociale... et en Europe Di Linke en Allemagne et même au Portugal, la même volonté est démontrée.

En Italie, malheureusement pour le peuple, la social démocratie à force de regarder à droite à fait qu'il n'y a plus de gauche.

On peut prendre l'exemple encore au Chili. Pas de candidat socialiste à la présidentielle de décembre par contre un soutien au candidat Démocratie Chrétienne, héritier quasi direct du pinochétisme. Et pourtant, comme nous avions été fier que Mitterand se rende là bas pour saluer la victoire d'Allende et en 2004, quand Ségolène avait été soutenir Michelle Bachelet. Et aujourd'hui, ce qui se passe vous n'en dites mot. C'est ce que vous voulez en France.

Vous alliez avec le Modem et faire en sorte que la vrai gauche disparaisse du champ de l'espoir d'un réel changement de société dont notre peuple a tant besoin est ce vraiment ta vision.

C'est normal que dans un pays démocratique, les partis politiques essayent de s'unir dans la mesure où il y a vraiment convergence dans ce qu'on veut pour notre pays.

Je pensais que le fait de gérer des communes, des départements, des régions pouvaient être un pôle de résistance face à la politique dévastatrice de Sarko et au contraire, on donne de l'argent à des entreprises qui licencient, délocalisent. Nous nous voulons que toutes ces collectivités locales soient de vrais pôles de résistance.

Et que l'intérêt de notre peuple doit passer avant l'intérêt d'avoir des postes et d'y rester.

Ecrit par : Bardy | mercredi, 30 septembre 2009

Ton message donnerait presque envie de reprendre sa carte au PS ! Je l'ai prise animée de l'envie de faire... puis délaissée car trop de querelles intra-PS et un dédain certain à petite échelle pour les "nouveaux" arrivants qui ne connaissent pas tout tout de suite... Il résonne encore certaines remarques à mes oreilles...

Mais je crois comme toi à une seule gauche... celle qui rêve d'égalité, d'entre-aide et de respect... mais comment croire encore lorsque le parti qui devrait nous y aider semble avoir perdu la "tête"...

Ecrit par : Marie | mercredi, 30 septembre 2009

le lien Internet qui donne une partie des interventions de la Motion C du PS, dans les Landes :

http://www.unmondedavance.eu/article.php3?id_article=400

en particulier, l’intervention de Benoit Hamon

sur le fond, la (les) gauche(s) sont dans la situation des alliés début 1918 :

en face d’un adversaire redoutable, opportunisme, et ayant l’esprit d’initiative, elle est incapable de s’unir (les Allemands attaquant judicieusement à l’endroit où cela fait mal = aux articulations entre français et britanniques, ou entre belges et britanniques …)

à quand le Doullens de la (des) gauche(s) ?

après, pour le casting du Foch, c’est secondaire, à partir du moment où on écrit le programme ensemble …

certains ici me diront que c’est impossible de concilier les gauches dans une écriture programmatique,

mais le 26 mars 1918, il était théoriquement impossible qu’un français prenne le commandement des troupes britanniques …

try it!

Ecrit par : commandant P. | mercredi, 30 septembre 2009

Depuis que la gauche socialiste s'allie au Modem, depuis que des gauches européeenes soutiennent Baroso, je suis certainement comme toi Olivier deçu.

Oui travaillons ... mais sans certaines conditions non... plus jamais. Le chèque en blanc aux représentants du Peuple singulièrement de gauche c'est du passé, on en veut plus.

De plus pour travailler ensemble encore faut-il éviter de dénaturer et donc manipuler les propos des uns et des autres et surtout de ceux qui ont choisi une autre alternative. POur travailler ensemble le débat contradictoire est un préalable et on en est très loin.

Enfin, il n'y a pas de sauveur même médiatique d'une gauche "pure" et intègre... il y a pas UN sauveur, il n'y a que DES acteurs et parmis eux des militants.

Ecrit par : Fernando | samedi, 03 octobre 2009 

Bravo Olivier pour ce texte que je partage pleinement

Bien cordialement

Thierry (Fontenay les Briis)

Ecrit par : degivry | mercredi, 07 octobre 2009

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Le blog d'Olivier Thomas

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maire de marcoussis, conseiller régional d'île de france

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