culture et agriculture... merci olivier pour la mise au point ! il faudrait bien que les français jugent aux actes et propositions contre propositions... au lieu de ça trop de gens encore parmi nous se laisse intoxiquer par l'info gouvernementale et les vendeurs d'espoir
29/01/2010
Deux mondes !
Finalement, je pense qu'il doit y avoir deux mondes... celui de la réalité, qu'on perçoit, qu'on partage, qu'on vit et celui qui nous est décrit tous les jours par ce gouvernement.
Me voici parti en campagne électorale pour les élections régionales des 14 et 21 mars prochains, derrière mon ami Jean-Paul Huchon et à chaque déplacement, chaque rencontre je me rends compte de l'incroyable fossé qui s'est créé entre la situation réelle des gens que je rencontre et le tableau qui nous en est fait par la sur-médiatisation du gouvernement et du Président.
Sur le fond, je me demande si les contenants n'ont pas cette fois pris le pas sur les contenus. Il est plus important de bien communiquer dans cette société
d'aujourd'hui que d'agir. Cette dérive est terrible. J'en prends quelques exemples.
Commentaires
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(Posté le 2010-01-29 13:42:00 par )
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Je m'associe à la remarque de Guillaume quant au changement de statut d'une partie du stationnement Boulevard Nélaton: où est la concertation avec les riverains, vous qui savez si bien critiquer le fossé qui semble séparer les politiques de leurs administrés?Moi qui beneficie d'un trasport privé, gratuit mis à disposition par mon employeur, vais-je devoir prendre mon vehicule si je ne peux pas le laisser stationner à la journée dans la rue, dommage pour la planéte!!
(Posté le 2010-02-17 23:20:00 par ) -
Deux petites réponses à AM et Guillaume sur leur derniers commentaires...
Nous avons créé de nouvelles places en zone bleue dans le centre village à la demande expresse des commerçanst car il existe de nombreuses "voitures tampons" qui nuisent au commerce. Il est dommageable que de nombreux appartements créés entre 1989 et 1995 dans ce quartier l'aient été sans aucun parking (c'est désormais interdit). Evidemment les propriététaires actuels de ces logements ne sont pas responsables de cela. Il existe des places qui ne sont pas en zone blueue, sur le haut de la Place de la République, rue Pasteur, Bvd Nélaton et plus loin, place des Acacias.
D'autres parkings sont prévus dans notre plan d'Occupation des sols. Il est également envisageable de doter des riverains vertueux qui prennent les transports en commun de macarons afin d'éviter les verbalisations.
@Guillaume. Evidemment je suis au courant de l'agression subie par un gendarme de notre brigade. Prévenu dans la nuit par le sous-Préfet je me suis immédiatement rendu sur place aux cotés des gendarmes. Il s'agit d'un acte délibéré d'un chauffard à l'arrêt (et non d'une course poursuite) qui a foncé sur le gendarme qui allait le contrôler. Selon mes informations, ce chauffard (qui n'est pas Marcoussissien) aurait été enfin retrouvé et placé en garde à vue avec comme chef d'inculpation une tentative d'homicide sur un gendarme das l'exercice de ses fonctions.
(Posté le 2010-02-20 16:46:00 par ) -
Tu as raison de soulever cette phénoménale distorsion entre les discours des caciques de l'UMP prompts à surfer sur l'évènemementiel, et la réalité sociale qui ne cesse de se dégrader. Il n'y a pas de stratégie, pas de cohérence dans les politiques menées par le gouvernement et la droite,.
Par exemple,Sarkozy se flattait du G20 qui n'est selon Jacques Attali qu'un G vain. Et que dire des effets d'annonce non suivi des faits pour Continental, Renault, de l'impéritie d'Estrosi face à des sujets brûlants (Heuliez, TDF, etc..)
Les agriculteurs et les producteurs en général sont soumis à une loi du marché qui ne leur permet plus de vivre, et le gouvernement ne réagit pas.
Tout cela est tout à la fois un problème idéologique "le laisser faire" du marché, un problème de compétence, et un manque cruel d'empathie qui conduisent au déni de réalité actuel. Pour faire court, c'est du Alain Minc.
(Posté le 2010-03-02 11:00:00 par ) -
Hors-Sujet;
Bonjour je me permets de vous interpeller sur deux sujets;
1/ je constate que la plupart des stationnements du centre ville sont passés en zone bleue cette semaine, quel est l'intêret ?? Quelles solutions apportez-vous aux riverains du centre ville pour stationner ??
2/ en tant qu'officier de police judiciaire quel est votre point de vue sur l'incident du 06/02/2010 durant lequel un gendarme a été renversé délibérément par le conducteur d'un véhicule (volé ??) qui faisait la "course" avec un autre véhicule ??
(Posté le 2010-02-12 10:05:00 par ) -
"Il est également envisageable de doter des riverains vertueux qui prennent les transports en commun de macarons afin d'éviter les verbalisations." Effectivement cela pourrait-être une bonne solution
(Posté le 2010-02-24 14:09:00 par ) -
ï¨Olivier Thomas : Comment vous prendre au sérieux, comme maire et comme conseiller régional, quand on voit le caractère totalement irréaliste de plusieurs dispositions de lâarrêté sur le déneigement que vous avez apparemment signé ? Arrêté qui continue à faire de Marcoussis la risée des professionnels de santé allant à domicile, qui mâont pas mal rendu visite ces derniers temps.
ï¨Qui a inventé cette règle des 1m. 50 ? Alors quâon serait déjà bien content si les trottoirs, encombrés dâobstacles divers, offraient au moins un passage de 75 cm.
ï¨Qui a inventé cette règle dâentreposer chez soi ( dans son garage éventuellement ?) la neige ramassée dans la rue ? Vu cela nulle part.
ï¨Et si le trottoir fait 30 ou 50 cm, on fait quoi ?
ï¨Et si lâaccotement ne sert quâà garer les voitures, comme rue de la Roche Garnier, on fait quoi ? Etcâ¦
ï¨On ne peut quâen déduire que vous vous en f⦠si câest impraticable, du moment que votre responsabilité est dégagée. Bravo ! Et merci pour les Marcoussissiens.
(Posté le 2010-02-22 16:04:00 par ) -
@Jean V
Je ne comprends pas votre incroyable agressivité. Jusqu'ici dans vos multiples messages vous étiez resté tolérant et surtout respectueux. je ne vous permets pas de dire que je m'en fous du moment que ma responsabilité est dégagée. Il s'agit simplment d'une copie de l'arrêté préfectoral classique sur ce sujet dont le but est de rappeler que l'évacuation de la neige est l'affaire de tous.
Je n'ai pas de leçon de responsabilité à recevoir de vous. Je ne comprends pas votre énervement. Que vous soyez un citoyen averti, c'est bien, mais cela ne vous confère, même si vous avez fait l'X, aucunement le droit de me traiter de la sorte.
Il y en a qui critiquent stérilement sans ne jamais rien faire pour le collectif et l'intérêt général et d'autres qui agissent !
J'ai choisi mon camp depuis longtemps !
(Posté le 2010-02-22 21:33:00 par )
Un exemple de petitesse d'abord ! Le conseiller général de mon canton a eu la bonne idée de distribuer partout des petits tracts (flyers) pour appeler à la solidarité avec Haïti. La forme de ce tract est incroyable. Il y fait une liste d'objets hétéroclites (couvertures, tronçonneuses...) à récolter pour les envoyer (comment, avec quels réseaux et quelle garantie ?) à Haïti et cela est déjà très discutable. Mais encore, sur ce tract figure un certain nombre de logos, dont celui de son association politique (quel rapport ?). Mais surtout, surtout, sur la moitié de ce document s'étale le portrait de ce Conseiller Général peu scrupuleux qui en arrive à cette dérive extrême de la communication, se faire de la publicité personnelle grâce au malheur des autres !
Bien sûr cela est honteux, car évidemment chacun comprendra que son aimable photo sur ce document, ne rapporte pas un euro de plus à la cause d'Haïti ! Le but recherché est uniquement sa propre publicité, démagogique et populiste comme il l'est depuis toujours. Un certain nombre d'entre vous m'ont signalé cet abus.
Si je ne suis pas étonné de ce procédé de la part de ce personnage, je suis en revanche surpris que certains se laissent encore abuser par de telles méthodes.
Autre exemple, dans une autre sphère, moins honteux, mais tout aussi désolant.
Frédéric M. (je n'arrive plus à prononcer son nom...tant il me semble le salir), petit ministre de la Culture de l'actuel gouvernement, ose ce matin sur France-inter dire que les réformes des collectivités n'impactent pas les budgets de la Culture et que ceux qui disent cela veulent profiter de la situation pour faire des économies sur l'action
culturelle.
Chacun sait mon attachement à la Culture et l'importance que j'accorde aux politiques culturelles, qu'elles soient ationales, régionales, départementales ou locales. Non pas parce que la Culture est la Culture, mais parce que ces politiques constituent, à mon sens, autant que celles de l'Education ou du Sport, des leviers fondamentaux pour améliorer notre société, créer du lien social, construire l'égalité des chances. Hélas cette vision n'est pas encore partagée par tous.
Priver les départements et les Régions, comme s'apprête à le faire ce gouvernement UMP, de leur clause de compétence générale, c'est tout simplement empêcher le financement de milliers d'actions culturelles efficaces. Réduire les recettes des collectivités locales (près d'1 million d'€ en moins pour Marcoussis) c'est évidemment les forcer à se concentrer sur des besoins premiers comme la restauration scolaire, les crêches, les routes, les écoles et donc cela conduit inévitablement à des suppressions de crédits dans les champs culturels et sportifs.
Alors, soit Frédéric M. l'ignore, ce qui n'est pas impossible vu son piètre niveau d'implication locale, son incapacité à franchir le périphérique autrement que pour aller dans un cocktail mondain, et la bulle médiatique dans laquelle il vit depuis 30 ans, auquel cas je le plains de sa naïveté; soit il sait la situation réelle des artistes (ceux qui ne sont pas forcément connus), des médiateurs culturels, des lieux et c'est un bon exemple du hiatus entre la communication et la réalité.
Dernier exemple de ce fossé creusé entre ce qu'on nous dit et ce qu'on vit : celui du monde agricole.
Je représentais hier le Parti Socialiste et Jean-Paul Huchon à l'assemblée régionale du plus gros syndicat d'agriculteurs. Un débat était organisé avec : un représentant de l'UMP, agriculteur lui-même, président d'une des deux chambres d'agriculture d'Île de France, membre de l'UMP et conseiller régional sortant; un candidat des Verts, géographe; un candidat du Modem, Bobo avocat (il l'a dit lui-même) et moi-même.
Ce débat, qui a tout de même duré plus de trois heures, était extrêmement intéressant pour un passionné comme moi de politique d'environnement, d'agriculture et de politique tout court.
Je ne vous en ferai pas un compte-rendu détaillé, cela serait certainement fastidieux, mais je veux illustrer le thème de cet article par un constat. Les agriculteurs sont par nature (c'est le cas de le dire) dans le réel. Ils parlent directement et ne s'embarrassent
guère de procédés de communication. Aussi ils sont de bons exemples d'auditeurs à qui il ne fait pas bon vendre des vessies pour des lanternes.
Dès lors les candidats des Verts et du Modem, outre le fait (qui n'est pas de leur faute puisqu'ils ne sont pas actuellement Conseillers régionaux) qu'ils étaient moins au fait des politiques régionales en matière d'agriculture, ont tenté de vendre leur programme, pavé de bonnes intentions, mais déconnecté des réalités du terrain. L'accueil qui leur a été fait fut pour le moins difficile. Le candidat de l'UMP lui, bien que connaissant parfaitement son sujet, étant agriculteur en Île de France et Président de chambre, a courageusement
souligné ses propres contradictions.
Il est candidat UMP et l'UMP prône le Grand Paris qui prévoit de supprimer plusieurs dizaines de milliers d'hectares agricoles. Il trouve le SDRIF formidable, il salue la méthode de concertation de Jean-Paul Huchon, dont il loue la connaissance du milieu agricole, mais il a voté contre le SDRIF à la région.
Il est inquiet de la politique nationale en matière d'agriculture menée par Sarkozy, l'Europe, le Plan Barnier, mais il est candidat de l'UMP.
Il a donc fait le grand écart pendant trois heures sur la scène de la salle des fêtes.
J'ai pour ma part décidé de parler directement des réels problèmes des agriculteurs, qui sont simplement des problèmes économiques.
J'ai refusé d'opposer stérilement les céréaliers (qui souffrent gravement du Plan Barnier, du cours mondial du blé, des affres de la révision de la PAC) aux spécialisés (maraîchers, arboriculteurs...), les bio aux non-bio, les AMAP aux exploitants...
La moitié de notre région est en surface agricole, exploitée par 6000 agriculteurs. Ils sont aujourd'hui en danger et n'échappent pas à la crise économique.
Cela nécessite une attention particulière pour trois raisons :
- la première est que nous devons soutenir les entreprises et il faut les considérer comme des entreprises !
- la seconde est qu'il ont une mission première : celle de nous nourrir ! Notre indépendance passe par cela. Chacun aura compris pourquoi de grands groupes agro-alimentaires se portaient acquéreurs de terres en Afrique (ce n'est pas pour mieux nourrir les africains, c'est parce que la nourriture va devenir un enjeu économique majeur en occident).
- la troisième est que nos paysages, nos réserves de biosphère, nos respirations, nos équilibres de biodiversité, passent par l'action de ces agriculteurs.
Aussi il nous faut proposer des modéles économiques viables. Le jour où le maraîchage permettra à un exploitant de vivre décemment sans faire 100 heures de boulot hebdomadaire, il y aura sûrement plus de maraîchers. Il en va de même pour le bio. Les offres ne peuvent pas se mettre aujourd'hui au niveau des demandes légitimes des consommateurs, simplment parce que ce n'est pas économiquement possible.
Evidemment il faut encadrer les marges de la grande distribution, évidemment il faut produire des aides aux agriculteurs en fonctionnement (emplois aidés, logement), évidemment il faut continuer notre rôle de portage des terres (ce que je fais avec l'Agence des Espaces Verts), tout en accompagnant les agriculteurs dans leurs
besoins (formation aux nouvelles pratiques, investissement en matériels...)
Je m'emporte, et m'éloigne de mon sujet...
Mais les agriculteurs m'ont donné hier une bonne leçon de communication ! Rien ne remplace les choses vraies et nous en avons tous assez des annonces, des annonces et des annonces !
Ce gouvernement cause mais n'agit pas pour l'intérêt général !
Pour les régionales je préfère le sens du réel de Jean-Paul Huchon aux quatre jeunes femmes ministres (Pécresse en tête) bien loin des réalités sociales de notre région !
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Le blog d'Olivier Thomas
Le blog d'Olivier Thomas
maire de marcoussis, conseiller régional d'île de france

Je réagis au passage concernant l'agriculture pour vous signaler un article paru dans Siné Hebdo du 3 février (p7) concernant le maire PS de Clermont-l'Hérault qui cherche à imposer l'implantation d'une plate-forme Système U de 6 hectares au détriment de terres agricoles... difficile pour beaucoup d'élus solfériniens de sortir du productivisme...
j'en profite pour vous informer qu'un forum consacré à l'agriculture a été organisé par le Parti de Gauche à l'Assemblée nationale, forum auquel ont participé 8 spécialistes du monde agricole: Jean-Christophe
Kroll et Marc Dufumier, professeurs dâéconomie et de développement agricole, Michel Merlet, directeur
de lâassociation AGTER, Douglas Estevam de Via Campesina, Patrick Sadones, spécialiste des agrocarburants, Christian Vélot, spécialiste des OGM, Régis Hochart, secrétaire national de la
Confédération paysanne, Jean-Marc Dellac, Vice-Président du Modef, Cécile Dubart de lâassociation Terre de liens et Agnès Carlier, agricultrice du réseau des AMAP. Débats intéressants et questions en suspens, notamment la nécessité à côté de lâagriculture biologique dâun appui à la transformation des modes de production de lâensemble des paysans ; la politique foncière ; la
formation et lâenseignement agricoles ; le financement de lâagriculture... Du pain (bio) sur la planche (issue de forêts gérées durablement) donc !