Il est une série télé que j’aime bien: « Lie to me ». Cal Lightman en est le personnage principal, et dirige une agence qui propose ses services pour détecter aux faits, gestes et intonations, le niveau de sincérité d’un homme politique, d’un présumé criminel, etc…
Je ne prétends pas avoir le millième du don et de la connaissance attribuée à ce personnage de fiction. Et à vrai dire, nul besoin n’est de posséder ce don, lorsqu’on se penche sur la campagne électorale de cet entre-deux-tours.
Le président sortant nous avait habitué a faire preuve d’un extraordinaire aplomb pour énoncer contrevérités et approximations, il se surpasse assurément depuis dimanche soir, capable de nier ses propres paroles furent-elles tenues sciemment quelques heures auparavant devant les cameras : « vrai travail », « le Pen dans la République » et j’en passe…
Mais le mensonge qu’il a le plus de mal à dissimuler, c’est celui qui consiste à faire croire encore en ses chances. Et que dire de ses proches ?
De NKM, qui n’a plus d’autre recours que d’appeler « François Hollande et Ségolène Royal à se parler », à Lionel Luca surnommant « rottweiler » la compagne du candidat PS avant d’ajouter « Et c’est pas sympa pour le chien, ça», pas besoin d’avoir un thèse en psychologie pour deviner que dans la panique générale, les éléments de langage policés et les masques de respectabilité ont été oubliés au profit du visage de la haine et du mépris.
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