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samedi, 07 juin 2008
Ni "untelien" ni "biduliste"...
Après une (trop) longue absence sur ce blog, due à la nécessaire installation de ma nouvelle équipe municipale, me voici de retour.
Ne pensez pas que durant ces longues semaines je n'avais rien à dire ni sur Marcoussis, ni sur notre pays, ni sur tous les sujets qui me préoccupent, qu'ils soient personnels ou publics.
Il m'a simplement fallu un petit temps de pause dans une activité toujours aussi intense.
Ce qui me conduit donc à reprendre la plume aujourd'hui est la perspective d'un congrès du Parti Socialiste, formation à laquelle j'appartiens depuis plus de vingt ans (malgrè mon jeune âge...).
Un congrès socialiste, c'est pour beaucoup une foire d'empoigne et la simple expression d'une bataille de chefs pour accéder au pouvoir.
Ca, c'est la vision simpliste présentée par la plupart des journalistes de notre pays qui hélas ne franchissent pas le périphérique et surtout ne s'intéressent qu'aux petites phrases assassines des uns sur les autres. C'est donc ce que croit l'opinion, puisque c'est ce que les médias lui font croire....soit par volonté soit par médiocrité, car force est de constater depuis 20 ans que les bons journalistes dans ce pays ne sont pas légion, et qui plus est, que les rédactions ne cherchent qu'une chose : vendre du papier !
Il est plus vendeur, paraît-il, de relater les conflits de personnes, que de parler des réels débats qui animent les socialistes.
Car un congrès socialiste c'est avant tout cela : un moment important de démocratie interne, de débats, d'échanges, de contributions sur tous les sujets de notre société au niveau international ou national. De cela personne ne vous parlera à la télé.
Et bien moi c'est justement cela que j'apprécie : cette friction des idées qui me rend à chaque fois plus riche... riche des autres.
Ce que les journalistes nomment à chaque fois la guerre des roses, car même dans les jeux de mots ils n'arrivent pas à se renouveler, cache en réalité un moment rare de discussion.
Je préfère cela qu'un parti avec un seul chef et une seule expression.
Pour ma part, je refuse d'appartenir à une quelconque écurie présidentielle. Je ne suis, ni ne serai, ni untelien, ni biduliste.
Comme à chaque fois, ce sont les textes qui me détermineront dans ce congrès.
J'attends que mon parti ait une ligne claire :
1) sur la necéssaire redéfinition du partage des richesses, dans le monde et dans notre pays;
2) sur la construction réelle d'une Europe sociale, qui refuse la domination de la finance et la création d'une alliance économique transatalantique;
3) sur la question des alliances politiques
Bien d'autres sujets seront en discussion et me tiennent à coeur, notamment l'environnement, les services publics, l'éducation, la santé ou la culture...
C'est donc avec plaisir que je me lance dans ce débat avec toujours autant de convictions, riche des échanges avec tous et avec l'envie que la gauche française ne soit pas aspirée par la dérive libérale, comme ce fut le cas récemment en Italie.
Se résigner au tout pouvoir du marché libéral, ce n'est pas cela être socialiste !
Pour cela il faut que l'aile gauche du Parti Socialiste soit forte et rassemblée.
Je m'y emploie !
11:16 Publié dans Coups d'coeur, Notre pays, Opinions, Rendez-vous, Urgence écologique, Urgence sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti, socialiste, congres, social, transatlantique

















































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